Chaque nouvelle saison commence par une promesse.
En janvier 2027, l’Orchestre Ars Juvenis ouvrira sa saison de concerts 2026-2027 avec un programme placé sous le signe du mouvement, de la lumière et de la finesse orchestrale. Trois compositeurs, trois univers, une même exigence musicale : Franz Schubert, Felix Mendelssohn et Louise Farrenc.
Sous la direction de Nathalie de Langlais, ce premier programme invite le public à parcourir les multiples couleurs du romantisme européen, entre énergie, poésie et profondeur.
📅 30 janvier 2027 – lieu à venir
📅 31 janvier 2027 à 16h – église Saint-Joseph à Rennes
🎟️ Entrée gratuite
Un voyage à travers trois visions du romantisme
Bien que très différentes, les trois œuvres dialoguent naturellement entre elles.
- L’ouverture de Schubert apporte l’élan.
- Mendelssohn ouvre un monde plus mystérieux et féerique.
- Enfin, la Troisième Symphonie de Louise Farrenc donne toute son ampleur dramatique au concert.
Comme l’explique notre cheffe :
« Ce qui me plaît dans ce programme, c’est justement ce parcours : Schubert nous donne l’élan, Mendelssohn la lumière et Farrenc la profondeur. Et derrière ces trois œuvres, il y a un même fil conducteur : la clarté, l’élégance et le mouvement. »
Nathalie de Langlais


Franz Schubert
Une ouverture pleine de vie
Composée en 1817, l’Ouverture dans le style italien D.590 témoigne de l’admiration que Schubert portait alors à Rossini.
Mais derrière l’inspiration italienne se cache déjà toute la personnalité du compositeur viennois.
Virtuosité, humour, élégance et énergie se succèdent dans une musique qui exige précision et légèreté.
Pour Ars Juvenis, cette œuvre ouvre le concert avec un véritable souffle de jeunesse.
💡 Pourquoi Schubert compose-t-il une « Ouverture dans le style italien » ?
Au début du XIXᵉ siècle, toute l’Europe est fascinée par les opéras de Gioachino Rossini. À Vienne, les représentations attirent un immense public et influencent de nombreux compositeurs.
Âgé d’à peine vingt ans, Franz Schubert s’amuse à écrire deux ouvertures « dans le style italien ». Il y emprunte certains codes de l’opéra italien : un rythme entraînant, des contrastes marqués, des mélodies chantantes et une orchestration brillante.
Mais derrière ces clins d’œil à Rossini, on reconnaît déjà la personnalité de Schubert : une écriture plus nuancée, une richesse harmonique singulière et une sensibilité qui lui sont propres.
Felix Mendelssohn
Inspirée de la célèbre légende de Mélusine, cette ouverture de concert est l’une des pages orchestrales les plus raffinées de Mendelssohn.
L’orchestre y dessine un paysage sonore presque aquatique, où chaque pupitre dialogue avec les autres.
Les motifs voyagent constamment entre les instruments, créant une impression de mouvement permanent.
« Ce n’est pas seulement une question de jouer juste et ensemble, mais de s’écouter en permanence. »
Nathalie de Langlais
Cette écoute collective est au cœur du travail mené par l’orchestre pendant toute la préparation du programme.
🧜 Qui est Mélusine ?
La Belle Mélusine est une figure légendaire du folklore médiéval européen.
Selon la légende, Mélusine est une femme qui se transforme en créature mi-femme, mi-serpent (ou mi-femme, mi-poisson selon les versions) chaque samedi. Elle épouse le chevalier Raymondin à la condition qu’il ne cherche jamais à la voir ce jour-là. Lorsqu’il rompt sa promesse, Mélusine disparaît à jamais.
En 1834, Felix Mendelssohn s’inspire de cette histoire pour composer son ouverture de concert La Belle Mélusine (Die schöne Melusine).
Sans raconter précisément les épisodes de la légende, la musique en évoque l’atmosphère : les ondulations des cordes rappellent le mouvement de l’eau, tandis que les bois et les cors dessinent un univers mystérieux, poétique et parfois inquiétant.
Louise Farrenc
Une symphonie enfin reconnue
Longtemps oubliée malgré son immense talent, Louise Farrenc occupe aujourd’hui une place de plus en plus importante dans les salles de concert.
Sa Troisième Symphonie, créée en 1849, impressionne autant par sa puissance que par son sens de la construction.
Les dialogues entre les bois et les cordes, les contrastes de couleurs et la richesse de l’écriture orchestrale en font l’un des grands chefs-d’œuvre du romantisme français.
Pour Ars Juvenis, cette œuvre possède une histoire particulière : l’orchestre l’a déjà interprétée par le passé.
Cette nouvelle saison sera l’occasion de la redécouvrir avec un regard renouvelé.
💡 Le saviez-vous ?
Louise Farrenc, une compositrice qui a fait bouger les lignes
Lorsque Louise Farrenc compose sa Troisième Symphonie en 1847, les femmes sont très rarement reconnues comme compositrices de musique orchestrale.
Pianiste virtuose, pédagogue réputée, elle est nommée professeure de piano au Conservatoire de Paris en 1842, une fonction qu’elle occupera pendant près de trente ans. Après le succès de sa Troisième Symphonie, elle obtient également une rémunération équivalente à celle de ses collègues masculins, une avancée exceptionnelle pour l’époque.
Longtemps oubliée après sa mort, son œuvre connaît aujourd’hui une véritable redécouverte. Ses symphonies figurent désormais au répertoire de nombreux orchestres en France comme à l’international.
Pourquoi Louise Farrenc est-elle encore peu connue ?
Bien qu’admirée de son vivant, Louise Farrenc est progressivement tombée dans l’oubli après sa mort. Comme de nombreuses compositrices du XIXᵉ siècle, ses œuvres ont été peu jouées pendant plus d’un siècle.
Depuis une vingtaine d’années, musicologues, orchestres et maisons de disques contribuent à redécouvrir son catalogue. Aujourd’hui, ses symphonies et sa musique de chambre retrouvent progressivement la place qu’elles méritent dans le répertoire.

Un orchestre vivant avant tout
Au-delà des œuvres elles-mêmes, ce programme raconte aussi une certaine vision de la musique d’orchestre.
L’objectif n’est pas de rechercher un son massif, mais de construire un orchestre mobile, transparent et attentif aux moindres détails.
Chaque pupitre, chaque entrée, chaque réponse musicale participe à un équilibre collectif où chacun joue un rôle essentiel.
Comme le résume Nathalie de Langlais :
« J’aimerais que nous construisions ensemble quelque chose qui ne soit pas seulement bien joué, mais qui ait une vraie personnalité. »
Le programme met en perspective trois regards sur le romantisme européen, entre redécouverte du patrimoine français et chefs-d’œuvre incontournables du XIXᵉ siècle.
💡 À écouter pendant le concert
Même sans connaître les œuvres, vous pouvez vous laisser guider par quelques repères.
- Chez Schubert, écoutez l’énergie des départs et les échanges rapides entre les pupitres.
- Chez Mendelssohn, laissez-vous porter par les mouvements ondoyants des cordes, qui évoquent les eaux où évolue Mélusine.
- Chez Farrenc, prêtez attention aux dialogues entre les bois et les cordes : ils sont au cœur de l’écriture de la compositrice.
Ces détails font toute la richesse du programme et révèlent progressivement la personnalité de chaque œuvre.
Un rendez-vous à ne pas manquer
Ce premier programme ouvre une nouvelle saison pour Ars Juvenis. Entre la vivacité de Schubert, la poésie de Mendelssohn et la puissance de Louise Farrenc, il invite le public à découvrir trois œuvres qui dialoguent avec élégance et modernité.
Nous serons heureux de partager ce moment avec vous en janvier prochain à Rennes

Informations pratiques
- 📆 Samedi 30 janvier à 20h30 (lieu à venir)
- 📆 Dimanche 31 janvier à 16h en l’église Saint-Joseph à Rennes
- ✅ Entrée gratuite – participation libre
- Direction : Nathalie de Langlais
💡Conseil : arrivez en avance pour garantir votre place !
À propos de l’Orchestre Ars Juvenis
Basé à Rennes, l’Orchestre Ars Juvenis réunit depuis presque 60 ans des musiciens amateurs passionnés autour d’un projet artistique exigeant.
Chaque saison, l’orchestre propose des concerts de musique classique à Rennes et en Ille-et-Vilaine, avec la volonté de faire découvrir le grand répertoire symphonique au plus grand nombre.
👉 Découvrez également la saison de concerts 2026-2027 et l’ensemble de la programmation de l’Orchestre Ars Juvenis.


