Direction : Nathalie de Langlais
Soprano et cheffe de chœur : Céline Le Bihan
Alto : Josiane Manassès
Ténor : Thomas Gervais
Basse : François-Emmanuel Delisse
Ce concert de musique classique « Ode à l’Europe » réunira : l’orchestre de chambre d’Erlangen, le chœur Alunissons et l’Orchestre Ars Juvenis à l’occasion de « Rennes fête l’Europe » et du 60ᵉ anniversaire du jumelage Rennes-Erlangen.
Dans cet article, découvrez le détail de la programmation musicale de ce concert exceptionnel !
Mendelssohn, Fauré, Mozart, Beethoven et Dvořák : présentation des œuvres
Hymne Européen
Au-delà de ces quelques mesures, la 9e symphonie est un des monuments de l’histoire de la musique. Le 4e mouvement est le fruit d’une réflexion philosophique, spirituelle et humaniste de plus de trente ans qui a amené Beethoven à la conclusion que seules la joie universelle et la fraternité entre tous les hommes sont la clé de la paix et du bonheur.
L’Ode à la Joie a d’abord été l’hymne du Conseil de l’Europe à partir de 1972. En 1985, les chefs d’État et de gouvernement des États membres l’adoptent comme hymne officiel de l’Union européenne.
Verleih’ uns Frieden gnädiglich de Mendelssohn (1809 – 1874)
Prière pour chœur et orchestre sur un texte de Martin Luther que Mendelssohn vénérait. Écrit en février 1831, ce « Da nobis pacem, Domine » (Seigneur, donne-nous la paix) est d’une grande ferveur religieuse.
L’orchestre est privé de l’éclat des hautbois et des cuivres. Le contrepoint de violoncelles divisés accompagne la prière intégralement chantée par les basses. Flûtes et clarinettes viennent éclaircir ce duo et enfin, les violons accompagnent la reprise par le chœur au complet.
Cantique de Jean Racine de Fauré (1845 – 1924)
D’octobre 1865 à janvier 1870, Fauré est organiste de la basilique Saint-Sauveur de Rennes ; le Cantique de Jean Racine y sera joué pour la bénédiction de l’orgue.
Cette pièce vocale dédiée à César Franck a été composée en 1865 alors que Gabriel Fauré n’avait que 19 ans. La partition obtint le 1ᵉʳ prix de composition au concours de sortie de l’École Niedermeyer de Paris, dont Fauré était un des élèves.
Le texte de Jean Racine (1639-1699) est une paraphrase de l’hymne Consors paterni luminis attribuée à Ambroise de Milan, qui était chantée au début des matines du mardi.
Vêpres solennelles d’un confesseur de Mozart (1756 – 1787)
Après un séjour à Paris où sa mère vient de décéder, Mozart retourne sans enthousiasme dans sa cité natale de Salzbourg auprès de son employeur le prince-archevêque Hieronymus (Jérôme) Colloredo.
C’est pendant cette période de deuil qu’il compose la Messe du Couronnement, les Vêpres du dimanche et les Vêpres solennelles d’un confesseur, trois œuvres religieuses majeures qui témoignent de la profonde dévotion et de l’exceptionnelle créativité de Mozart.
Composées en 1780, les Vêpres solennelles sont représentées le 30 septembre de cette même année, le jour de la Saint-Jérôme, fête du prince-archevêque Colloredo.
Écrite en ut majeur, l’œuvre en six mouvements comprend cinq psaumes et s’achève sur un Magnificat. Subtile mélange de grandeur liturgique et de sensibilité artistique, elle confirme la virtuosité magistrale du compositeur de 24 ans dans le domaine de la musique sacrée.
Symphonie n°1 en ut majeur de Beethoven (1770 – 1827)
La Symphonie en ut majeur op. 21, dédiée au baron van Swieten, a été créée le 2 avril 1800 au Burgtheater de Vienne sous la direction du compositeur.
Fruit d’un long processus de réflexion, cette première symphonie de Beethoven est encore en partie ancrée dans le classicisme, tout en annonçant le romantisme à venir. L’orchestre est encore celui d’Haydn et de Mozart, cependant, on voit déjà poindre les caractéristiques du futur « grand Beethoven ». Si les cordes prédominent, les bois prennent de l’importance et se voient de plus en plus confier un rôle thématique plutôt qu’harmonique. Beethoven utilise également certains instruments comme les timbales de manière originale.
Quatre mouvements :
- Adagio molto – Allegro con brio
- Andante cantabile con moto
- Menuetto. Allegro molto e vivace
- Finale. Adagio – Allegro molto e vivace
Suite Américaine Opus 98 de Dvořák (1841 – 1904)
La Suite américaine est l’une des rares œuvres de Dvořák écrites aux États-Unis alors qu’il était directeur du Conservatoire de New York. C’est un assemblage d’idées consignées dans un carnet qui ont donné naissance à cinq mouvements arrangés selon la loi du contraste.
Le 1ᵉʳ mouvement à l’atmosphère festive semble être un prélude à l’ensemble du cycle. Le ton « américain » est donné par l’emploi d’une syncope très marquée. Le 2ᵉ mouvement alterne des triolets orageux et un épisode très mélodique. Le 3ᵉ mouvement est écrit comme un rondo dont le thème principal, une polonaise, n’est pas sans rappeler la célèbre Humoresque. Le 4ᵉ est un exemple du lyrisme de Dvořák : une seule idée mélodique est sujette à variation au fur et à mesure que l’œuvre progresse. La suite se termine par un 5ᵉ mouvement aux accents très américains construit comme le dernier mouvement de la Symphonie du Nouveau Monde, puis par un dernier rappel du thème initial magnifié par tout l’orchestre.


